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Ne faudrait-il pas fermer ce wiki pour ouvrir Notre Société.net , sur lequel serait proposé de réfléchir au fonctionnement de notre démocratie (institutions, etc.) ainsi que de projets majeurs (éducation, santé, envrironnement, transport, etc.) ?
Olivier Auber: oui et non ;-) La réflexion que tu mentionnes se passe partout, sur de nombreux wikis, et ailleurs. Ouvrir un site Notre Société.net ne serait-il pas vécu comme une vaine tentative de centralisation d'un travail d'élaboration qui ne peut qu'être distribué partout et dont la responsabilité repose sur les épaules de chacun? S'il y a un esprit particulier qui se trame sur les wikis et qui pourrait apporter du "sens neuf", ne faudrait-il pas plutôt essayer de créer des passerelles entre tous de manière à donner corps aux réflexions des uns aux yeux des autres. Des tentatives existent en ce sens, comme par exemple l'initiative
CraoWiki:WikiNode initiée par Mattis Manzel, ou un outil comme :
l'Agrégateur Poietique de Yann Le Guennec
De la crise et du désarroi ambiant, peut-on aider à sortir par des propositions pratiques, originales, non utopiques ?
Pour cela je soumets à l’avis des lecteurs une proposition de démarche.
L’Europe manquera-t-elle d’une constitution ?
En général ce n’est que lorsque les institutions d’un pays sont détruites par la révolution ou la guerre, que se pose la question de l’écriture d’une constitution. Le contexte de rétablissement de l’ordre n’est pas le plus propice à la rédaction d’une loi constitutionnelle : les affrontements d’intérêts à la sortie des drames tendent à produire des textes emprunts de suspicion, favorisant une partie contre une autre, donnant de médiocres institutions. L’amorce de la rédaction de « la loi des lois » d’une collectivité territoriale est alors chose d’autant plus difficile que la légitimité des conventionnels est douteuse. Et là le cercle est vicieux : comment désigner, sans une loi, une convention de rédacteurs de la constitution nécessaire pour l’écrire.
Les compromis issus d’affrontements pied à pied tendent à donner des textes complexes dont il est difficile de montrer l’intégrité de leurs conditions d’application. L’Histoire se charge ensuite d’en illustrer les défauts dans les larmes sinon dans le sang.
Si on admet le principe que la démocratie est l’autorité des peuples sur leurs destinées, ces peuples ne sont ils pas légitimes pour rédiger eux-mêmes leurs lois constitutionnelles ?
On objectera qu’ils n’en sont pas capables… Pas plus qu’il n’est possible de faire rédiger une encyclopédie par n’importe qui voudra bien y prêter son temps et sa compétence, et que cela ne saurait converger vers un résultat de qualité… L’encyclopédie Wikipedia montre qu’il en est autrement, que l’ouverture et la confiance donne des résultats de qualité, comme il en est des logiciels libres.
Peut-il en être de même pour élaborer une constitution générique, ne visant pas un pays ou un groupe de pays particulier, mais qui soit un fondement à adapter, de sorte que sa rédaction soit le résultat d’un débat d’idées et non d’un affrontement d’intérêts.
Je propose que via Internet, sur un Wiki tel que celui-ci, tout citoyen du monde puisse participer à cette élaboration constitutionnelle, qu’il puisse mettre en œuvre ses qualités et compétences pour en optimiser le texte, le corriger, le soumettre à l’épreuve de toutes sortes de simulations et de validations, formelles ou non, dont il pourra soumettre les résultats à débat. Alors, avec le temps, les Nations Unies disposeront d’un fondement partagé, logiquement intègre et légitime de démocratie, que chaque culture pourra transposer en prenant garde de ne pas en affecter l’intégrité.
L'Europe alors...
> L'idée débattue ailleurs :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=966 , elle semble avoir vite fait le tour ;-)
Je pense que la "défunte" version de ce Traité qu'il nous a été proposé de ratifier le 29 mai, n'était qu'une version parmi vingt et une traductions. Donc le TCE n'est pas mort, c'est plutôt sa version en langue française qui est devenue plus ou moins caduque. Et plus sûrement au niveau de la lettre que de l'esprit (l'esprit qu'il renferme, qui a présidé à sa rédaction, et qui est toujours aux commandes de l'Europe... Rien ne dit d'ailleurs que les forces politiques promotrices de ce texte n'essaieront pas un jour d'en représenter aux français une version "revisitée" spécialement à l'attention d'une population qui serait, pour diverses raisons, redevenue "raisonnable" (affaires internes..).
Dans tous les cas :
CE:I-50). Les politiques et les commentateurs ont évoqué tantôt un rejet du contenu du TCE (que personne n'avait lu au fond), tantôt un règlement de compte de politique intérieure. Mais en fait, 55% des français n'ont pas eu envie, je pense, de signer un contrat sans savoir ce qu'on leur vendait, et surtout un contrat truffé de fine prints. La pratique est courante dans le commerce c'est certain, mais là où on est prêt à s'engager et à se faire avoir sur un contrat pour de la téléphonie mobile, un abonnement internet ou un lave-linge, c'est plus dur à accepter sur un contrat social et politique d'une telle ampleur.
Et il me semble que même si le fond restait inaccessible même après une mise en forme digne de ce nom ; la forme compte énormément voire autant. Question de confiance. Si la forme est plus limpide, c'est qu'on signale des règles du jeu plus "propres", plus transparentes aussi ;accessoirement permettre aux citoyens les plus avertis d'aller lire le contenu.
Bonjour, je me permets d'intervenir ici car j'ai quelques idées sur ce qu'on pourrait faire et qui serait intéressant.. Il y a deux axes intéressants:
Personnellement je pense qu'il était absurde de donner à ratifer 400 articles.. Je pense qu'il serait intéressant de voter article par article la consitution... Ainsi on pourrait voir si cela à un sens de garder tel ou tel article ou section.
Les votes pourraient avoir les réponses suivantes: oui/oui mais l'article ne devrait pas être dans la constitution/non/non et l'article ne devrait pas être dans la constitution/je sais pas/je sais pas et l'article de devrait pas être dans la constitution
On pourrait se baser sur le vote pour autoriser ou non la création de propositions alternatives pour l'article en question. Si l'article n'a pas eu un vote positif, on peut proposer des articles alternatifs et ensuite on peut voter ces articles alternatifs..
On peut aussi proposer des articles en plus qui seraient aussi soumis au vote.
Par contre je trouve qu'il faudrait faire cela d'entrée au niveau européen. Je pense qu'il faut un wiki un anglais avec des accès aux articles dans toutes les langues.. J'ai eu un contact avec un Allemand qui m'a parlé de mettre la constitution en wiki pour modification.. Est-ce que cela vous interesseraient qu'on lance une initiative Européenne pour travailler sur le vote et la modification de la consitution article par article ? Les articles qui obtiendraient moins de 25% de oui
Je vais émettre ici un avis un peut diffèrent, je ne vois aucun intérêt à réécrire la constitution. Pire je pense même la chose contre-productive et voué à l'échec. Qui sommes nous pour penser que le petit groupe que nous pourrions constituer autours de ce projet serait représentatif du peuple européen ? Même si celui-ci, par miracle, réunissait quelques millier de contributeurs, ceux-ci n'aurait certainement pas la moindre légitimité à s'exprimer au nom de tous.
Certes l'écriture collaborative fonctionne, wikipédia en est un parfait exemple, mais la question n'est pas de savoir si il est ou non possible de rédiger une constitution grâce à un wiki, mais plutôt quelle valeur donner au document produit.
Ce qui me parait remarquable dans le débat qui a eu lieu en France c'est la difficulté éprouvé à expliquer et à informer. Comme souvent dans le débat politique les arguments ont été plus frappants qu'exacts. Il m'est ainsi souvent arrivé d'aller relire des passages de la constitution pour vérifier l'exactitude des arguments....
C'est sans doute sur ce point que je pense nous pouvons être le plus efficace, en réfléchissant à la façon de rendre le plus accessible possible le document produit. En tentant de rendre lisible une forme qui n'a pas pour objectif premier de l'être. Il faut rappeler ici les raisons de la création de notrecontitution.net :
"Notre Constitution Point Net a été créé, non pas pour militer en faveur du OUI ou du NON, mais simplement en vue de mettre en oeuvre des moyens d'indexation et d'aide à la lecture adaptés à la nature du projet de Traité, pour que nous puissions le lire et l'interpréter nous-mêmes, et pour aider d'autres à le lire à leur tour."
Choisir la réécriture serait, à mon sens faire le jeu d'un camp, rentrer dans une démarche militante, politique. Ce serait considérer que le vote français à été remarquable, que chaque Français à pris le temps de lire le texte, de se faire un avis, et l'a, en son âme et conscience, jugé en faisant abstraction du contexte socio-économique.
Je préfère travailler a un projet qui rende les argumentations partisanes basées sur des mensonges ou des inexactitudes plus difficiles. Je préfère travailler à rendre le texte accessible quel que soit celui-ci, et justement nous en avons un à disposition pour réfléchir sur du concret et tester nos solutions et idées.
> Oui complétement, mais j'ai bien l'impression qu'on aura également quelques difficultés à s'affranchir par la suite de la charge émotive et sémantique des mots..
- "Politique" : au-delà du sens étymologique premier - "affaires de la cité"- l'usage du terme semble proscrit en raison du sens "réel" ou supposé tel en actes : manigances d'appareils, de pouvoir. Le dit "citoyen" de la dite "cité", ferait donc mieux de considérer la chose politique de loin. Pire : à trop s'en mêler, il lui faudra se défendre d'être trop "gaucho" à défaut de voter à gauche ; il sera suspecté d'anarchisme s'il n'est pas dans le ton raisonnable - ou renvoyé ultimement à une présomption de nihilisme ! De fil en aiguille, pas bon...
- "Militant" : au-delà de l'engagement pour des idées, le mot engage sa racine guerrière. Pas bon non plus.
- "Activisme" : ne convient pas bien mieux car laisse à penser à des groupuscules d'idélologistes limite malfaisants, agissant dans l'ombre inconsciemments...
>Comment faut-il alors considérer ce que nous faisons ici ? Que nous n'avons-nous rien à voir avec les "affaires de la cité" ? Que nous ne traduisons aucunes idées en actes ?
> Souligner le manque de transparence du document soumis au vote, et agir pour le mettre en ligne sous une forme plus lisible : s'il est inutile et contreproductif d'utiliser ici des mots lourds de sens, j'en conviens, ce projet révèle malgré tout une prise de position, en actes, en public. C'est donc du militantisme au fond (inventons vite un nouveau mot s'il le faut, c'est peut-être même souhaitable avant qu'on nous taxe d'adhérer à un quelconque "déterminisme technologique" ou autres paradigmes étranges. En dernier ressort, ça ne vaudrait guère mieux.)
>Clairs en pensées et en actes (transparence réfléchie) : à mon sens tous les usages possibles d'une plateforme citoyenne sont légitimés. --Sébastien Sauteur
Quel que soit la nouvelle mission que Notre Constitution Point Net se donnera suite à ce débat, il me semble qu'elle ne pourra prétendre - et c'est très bien - qu'à un rôle de "force de proposition", que ce soit sur les moyens à mettre en oeuvre à l'avenir pour élaborer, communiquer et donner en partage les textes de loi, ou bien sur le contenu même du texte qui nous occupe, à savoir la Constitution. NCPN pourrait être une "force de proposition" non partisane, au sens ou les propositions qui sont ici exposées sous couvert de la
Licence ArtLibre (cf. Mentions Légales), ou simplement là "en puisance", ne sont pas le fait exclusif d'un groupe qui attendrait en retour une forme quelconque de reconnaissance et de pouvoir.
Charge aux instances européennes (Commission, Parlement, etc.) de montrer qu'elles ne résident pas dans une tour d'ivoire, qu'elles sont capables d'innover dans cette forme de dialogue transparent, et qu'elles prennent en compte pleinement les initiatives qui remontent du terrain. Charge aussi aux fonctionnaires européens, aux élus nationaux et européens, aux militants et responsables de partis, de venir ici personnellement avec leur Vrai Nom ou en tant que modeste Donneur Anonyme assister les citoyens dans leur travaux...
Le premier de ces travaux est aujourd'hui de définir quelle pourrait-être l'étendue de ces travaux!
http://pour-une-constitution-europeenne.org/
http://www.appel-constituante.org/
http://constituante.dinos.org/rubrique.php3?id_rubrique=1Voir
Agoravox:Un wiki pour l'Europe:Commentaire Olivier Auber
>Je trouve que "forces de proposition" est une dénomination qui convient à merveille : tout à fait d'accord avec Laurent sur l'importance de garder le texte du Traité tel quel, comme noyau, pivot central et identité originelle de ncpn : pour exposer en particulier un mode de publication plus lisible de ce Traité avec le wiki, les rétroliens et son espace de nommage. Montrer au passage que c'est plus facile de naviguer dans un tel hypertexte, que de patauger dans une structure à plat kilométrique.. (en dépit des
apprioris de l'éditeur européen sur les capacités supposées limitées des citoyens). Mais aussi au-delà : proposer par exemple des modes d'élaboration collective de textes comme dans l'idée évoquée plus haut par Henry Boccon Gibod. Proposer par exemple, la discussion de textes existants au moyen de commentaires concertés. Proposer par l'exemple, une articulation de la voix des prescripteurs d'opinions patentés, avec celle de leurs destinataires qui, à l'évidence, veulent et vont jouer un rôle nouveau. Proposer par l'exemple une citoyenneté transnationale, européenne, qui s'exprime. Proposer par l'exemple, des débats d'arguments ad rem s'appuyant sur les textes. Etc.. --Sébastien
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>>Honnêtement : être réactif juste le jour où les bornes de la non-communication sont dépassées, c'est tout de même pas très très actif, et pas très très sérieux... Pour sortir de la situation par le haut, faudra quelque chose d'un peu plus conséquent, ...ou bien de plus modeste, allez savoir ! Avant de répondre à la question « Et Maintenant Que Fait On ? » il est peut être temps de revenir à la question que tout le monde a joyeusement éludé au début de l'aventure Qui Sommes Nous ?. Je l'avais formulée comme une priorité en m'essayant à ouvrir le débat sur la page « Conseil Constitutionnel Notre Constitution Point Net ». Retour à la case départ. Comment prétendre à quelque pertinence sur le sujet d'une constitution européenne ou sur ses avatars lorsque l'on est même pas capable de se pencher un peu sérieusement sur la constitution de la communauté ici rassemblée ? Tant que cette question ne sera pas traitée sérieusement ici avec les outils à notre disposition parler d'une suite quelconque est une aimable fumisterie.
>>>Salut Olivier, Welcome back ! . Je rebondis juste sur : "_être réactif juste le jour où les bornes de la non-communication sont dépassées, c'est tout de même pas très très actif, et pas très très sérieux..._". Sans vouloir mettre en avant le boulot effectué ici, nous sommes plusieurs à avoir "réagit" au TCE pendant la campagne, et qui continuons à le faire aujourd'hui encore. Un travail de fourmis, de petites mains certes, peut-être maladroit dans sa reformulation maintenant. Mais à la question "Et maintenant que fait on ?", il a ainsi toujours été possible de savoir Qui Bosse Dans Notre Constitution Point Net. Un travail sur la forme. Bref.
>>>"Qui sommes nous ?" : voilà qui est compliqué en effet. Mais déjà, est-ce aussi nécessaire que ça, de se définir a priori ? Doit-on "être" avant de "faire" ? Ou bien "sommes-nous" par ce que nous "faisons" ? D'ailleurs, sans objectifs (question "Et maintenant...") arriverons-nous à nous définir.. ? Cette dernière question trouvera peut-être sa réponse par ajustements, feedbacks,... (l'oeuf et la poule tout ça..) Qui plus est : qui est ce "nous" ? Intéressant de savoir qui est qui, déjà. Qui pense quoi. Plusieurs ici ont donné, et livrent encore leurs opinions, des pensées, des idées. Avant d'être une abstraction, "nous" me semble être toi, lui, elle, moi, bref des individus. Des citoyens. Nous sommes notamment des citoyens sur NCPN. Bref, cette informalité du projet m'apparait très utile pour se reconnaître. J'entends que tu comptais donner un cadre à l'action.. pourquoi pas.. si c'est utile et/ou nécessaire. Ce serait bien à mon sens, de dresser ainsi les avantages comparés de la situation présente, avec celle que tu envisages (l'établissement d'un "ConseilConstitutionnelNCPN".. wow...) --Sébastien Sauteur >>>> Wow, que c'est bien dit ;-) --- Olivier Auber
>>>>> C'est ça, c'est ça, comme disait l'autre je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire, rien n'est dans tout, tout est dans rien, l'avenir tranchera... pathétique. Je n'attendais pas d'autre réponse, étant revenu mettre ce grain de poivre suite à un appel du pied de OA qui me reprochait amicalement la distance prise, entre autres, avec NCPN. Bref, je ne cherche pas à convaincre mais cette informalité du projet qui apparait très utile à Sébastien et à la plupart d'entre nous pour se reconnaître (comme si on ne se connaissait pas déjà suffisamment, à tourner sans cesse en rond dans la même cage sans jamais se donner les moyens d'aller ailleurs), cette informalité m'empêche durablement d'apporter dans cette enceinte quoique ce soit d'utile. Je ne suis pas nécessairement le seul dans mon cas à pester contre ce travail sur les formes informes -- Olivier Zablocki
>>>>>> Je ne sais pas quoi te répondre.. tu passes par là il y a deux mois, tu lances une idée à adopter de toute urgence (je me demande encore les raisons pofonde de cette urgence..). Puis tu disparais. Et là tu reviens avec ta proposition, et tu attends qu'on la salue benoitement.. Qu'on n'en discutes pas ? C'est étonnant. Je trouve que tu soulèves de bonnes questions. Tu proposes d'y apporter tes réponses. Il y a de bonnes choses à mes yeux. Mais faut-il alors te signer les yeux fermés ?? Etonnante approche du réseau de citoyens que d'imposer un conseil des 12 sages, une approche "constitutionnelle"... tout ceci non discutable ?? D'ailleurs, poser des cadres n'est pas à mon avis un gage de succès. J'observe très clairement de nombreuses initiatives très formalisées, très cadrées, pensées, qui ne décollent pas d'un pouce... Des coquilles vide qui, pour te citer, font tourner en rond une confrérie qui gagnerait effectivement à s'ouvrir un peu plus et à délaisser un temps des langages pour le moins abscons, et à préciser en Langage Clair ses objectifs. Un autre exemple de victoire de l'informel : la victoire d'un Non divisé, non coordonné et informe (mais qui globalement "savait" ce qu'il voulait faire), face à l'appareil politico-médiatique du Oui, de ceux qui pouvaient dire assurément qui ils étaient, mais se sont trouvés coincés dans leurs postures rigides. Bref, si tu ne souhaites pas discuter tes idées,effectivement, le dialogue sera pathétique.. Sébastien Sauteur
>>>>>>> Oh ça va ! Ce n'est pas ma réponse que je mets en avant. Elle est une parmi 1000 autres que les uns et les autres peuvent proposer. Ce que je n'ai plus le temps de négocier, plus de temps à perdre en circonvolutions maladives, c'est sur le caractère prioritaire de la question. PAS LA REPONSE. De toute manière, on va pas y passer une vie entière. Il y a d'un côté un dogme de l'informel bidon assez drolatiquement dénoncé par Nicolas Montessuy dans son article La Supercherie Wiki et de l'autre une volonté de chercher des formes d'organisation contractuelles. C'est désormais une ligne de partage très nette dans les différentes recherches que nous pouvons faire les uns et les autres. La lassitude vient simplement de la répétition. Le débat dans ces termes là n'apparaît pas comme par miracle sur NCPN, il n'arrête pas de se poser. Quand tu me demandes les raisons profondes de l'urgence, elles sont très simples et pas profondes (on n'est pas chez le psy) : je trouvais désespérant d'imaginer que, de manière inéluctable, deux mois plus tard , NCPN en serait là à se courir après la queue. Allez, laissons tomber ce troll, y-a rien à en attendre ni pour toi, ni pour moi, ni pour les autres. -- Olivier Zablocki
>>>>>> Je suis bien d'accord, parlons-en plutôt à l'occasion autour d'un verre (il y a des points notamment en droit, que j'aimerais bien discuter avec toi, et avec d'autres, et ici n'est pas forcément le lieu - je laisse OA qui est peut-être concerné aussi, voir) Ceci étant, je crois qu'effectivement NCPN n'a pas eu jusqu'au 29 mai d'autres ambitions affichées que de mettre en hyperforme le texte du TCE (d'où le questionnement maintenant). Et que ça s'est d'ailleurs plutôt pas mal passé, notamment en terme de retours, compte tenu de l'organisation effectivement on ne peut plus informelle... Tes idées ouvrent des perspectives, mais sur un tel sujet (liberté d'expression, démocratie, etc..) je pense qu'il est normal que le déroulé soit un peu lent. Seb
Il me semble que Wiki est mal adapté pour proposer un travail sur plusieurs projets alternatifs. Un texte de constitution unique n'a guère de sens en fait. Par contre identifier les lignes de clivage, ce serait très utile. Nourrir le débat en quelque sorte.
C'est ce que nous avons essayé de proposer sur midirowiki.
Peut être qu'il faudrait proposer un autre outil, peut être que ceux qui écrivent des romans collaboratifs ouverts, avec plusieurs fins et débuts possibles ont des outils qui seraient utiles à l'écriture d'un multi projet de constitution, Ce serait ensuite à nos représentants de faire campagne pour tel ou tel type de constitution.
Il me semble qu'il y a plusieurs débats possible :
Type de régime instauré par la constitution : présidentiel type USA, présidentialiste style France, gouvernementaliste style GB, Parlementariste style France 4ème.
Fédéral ou confédéral ?
1 Niveau et type de répartition des compétences :
Plutot fédéraliste, tout est du domaine européen Ou confédéraliste, tout est du domaine national.
2 Répartition du pouvoir entre les chambres
(le sénat (actuel conseil des ministres) doit il donner son accord a une majo qualifiée, quand, quel niveau ?)
3 Gouvernement nommé par les états ou responsable devant le parlement européen
Marché, social ou écologie ? En sachant que les politiques doivent normalement être exclues de la constitution, quelle place est faite aux valeurs marchands, sociales, écologiques etc, dans la constitution ?
>Le mot "écologie" apparait... ZERO fois dans le "défunt" texte du TCE. Voilà bien une absence de vision sinon politique, plus simplement de respect envers la vie. A moins de fermer les yeux et de croire au père Noël, il est patent que c'est un des problèmes majeures aux conséquences duquel notre civilisation va être très, très prochainement confrontée. Avec pertes et fracas. Je n'ai pas les compétences pour rédiger des textes constitutionnels, mais j'appelle de mes voeux ceux qui savent le faire, à mettre en avant cette dimension écologique, le respect de notre écosystème, de la biosphère. Vous avez des enfants vous aussi ? Penser à la crème solaire cet été, ça va cogner sec. Et c'est qu'un début (remarque, en voilà une source potentielle d'innovations en pagaille... tous les bienfaits de la science au service de l'homme, dans un monde invivable - sinon.) -- Sébastien Sauteur >> Et si les mots n'avaient plus aucune importance, en tous cas en tant que tels. Je veux dire, peut-être n'ont-ils une importance que relative au processus qui permet de les formuler. Imaginons, qu'une assemblée constituante miracle se réunisse, rassembalant les plus merveilleux cerveau que la terre puisse porter, et nous ponde un texte merveilleux, plein de jolis mots et de bonnes intentions. Quelle valeur auraient ces mots s'ils ne sont pas écrits selon un méthode qui permette à chacun d'y adhérer? ----Olivier Auber >>>Sûr.. en même temps j'en ai justement deux, mots, qui me passent par la tête : "déni" et "marketing". J'ai évoqué l'écologie probablement parce qu'un éclair de conscience m'a fait prendre peur de l'évidence. La chaleur de ces derniers jours m'apparait inquiétante, elle me semble pire que ce que j'ai jamais connu. Etouffante - anormalement. J'ai peut-être disjoncté à cause de ça finalement... Mais non, les scientifiques le disent par aileurs, ou plutôt l'écrivent, plus ou moins confidentiellement : c'est inquiétant (mais pourquoi ne le hurlent-ils pas alors ?) On les invite de temps en temps sur le petit écran, dans des formats de 2 mn30. Mais on dirait que si nos vieux sont bien gardés, tout va pour le mieux... Comme si nous étions tous collectivement dans le déni. A part les écologistes, que notre société a longtemps considéré (considère encore ?) comme des hurluberlus. Mais en l'occurence il y a urgence.
>>> Je suis en train de lire un bouquin de Pierre Ryckmans (Simon Leys), sinologue, La forêt en feu, essais sur la politique et la culture chinoise. Une autre approche du langage. Au fond les Chinois n'excellent pas seulement dans la deferlante de t-shirts, ils ont su aussi développer et garder un contact intuitif avec la nature, le Cosmos, la vie. Finalement, qu'on aborde le problème écologique intuitivement (tiens ya un truc qui cloche..) ou en raisonnant (les métérologues nous auront prévenus) : ça va pas trop bien, la cocotte est sous pression. Alors, faut-il exorciser ce déni par des mots j'en sais rien.. C'est des trucs de psy ça. Faut-il travailler la forme qui enveloppe ces mots, qu'on ne peut plus dire. Qui ont perdu leur sens, tant l'évidence est impensable. Faut-il faire du marketing écologique pour se convaincre massivement ? Faut-il des spin doctors chez Greenpeace ? Ou une forme de marketing citoyen à but non lucratif, de marketing viral de la conscience écologique, en espérant que le virus contamine ceux qui nous gouvernent, ceux qui nous polluent, ceux qui nous incitent à polluer nous-mêmes... qu'il nous contamine tous. J'en sais rien.. --Sébastien Sauteur.
"New US move to spoil climate accord", The Observer, 19 juin 2005 : du déni d'initiés pur jus...
"Extraordinary efforts by the White House to scupper Britain's attempts to tackle global warming have been revealed in leaked US government documents obtained by The Observer.
These papers - part of the Bush administration's submission to the G8 action plan for Gleneagles next month - show how the United States, over the past two months, has been secretly undermining Tony Blair's proposals to tackle climate change.
[...]
The documents show that Washington officials:
· Removed all reference to the fact that climate change is a 'serious threat to human health and to ecosystems';
· Deleted any suggestion that global warming has already started;
· Expunged any suggestion that human activity was to blame for climate change"
_Impacts of a Warming Arctic_ (<!> pdf 15 Mo), Cambridge University Press, 2004. En anglais avec de belles images --Sébastien Sauteur
Et si l'on s'attaquait à de nouveaux chantier? Faites vos propositions!